Communiqué d’ACDN
Il y a 93 ans s’achevait la première guerre mondiale, qui fit plus de 7 millions de morts et des dizaines de millions de blessés. Cette guerre vit aussi la mise en œuvre des premières armes de destruction massive : des armes chimiques comme le gaz moutarde ou l’ypérite, du nom de la ville d’Ypres, en Belgique, qui en fut particulièrement victime.
Ce n’est pas un hasard si la ville d’Ypres est membre des « Maires pour la Paix » et très active pour l’abolition d’un autre type d’armes de massacre et de crime contre l’humanité : les armes nucléaires.
Le traumatisme fut tel qu’il provoqua en 1925 l’adoption par les Etats unanimes du Protocole de Genève sur l’interdiction des armes chimiques et bactériologiques (biologiques), dont découlent la Convention de Genève de 1975 sur l’interdiction des armes biologiques et la Convention de Paris de 1993 sur celle des armes chimiques.
Le paradoxe est que les armes nucléaires n’ont pas encore fait l’objet d’une interdiction explicite, malgré l’avis consultatif de la Cour Internationale de Justice du 8 juillet 1996 qui les déclare « d’une manière générale contraires au droit international ». Il est temps de prononcer cette interdiction, et grand temps que la France honore sa signature au bas du Traité de Non Prolifération en se joignant aux autres Etats nucléaires pour procéder à l’abolition de ces armes criminelles.