LEMONDE.FR avec AFP
Interpellés lundi pour leur intrusion dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, neuf militants étaient mardi en cours de déférement au parquet de Troyes. Selon le procureur Alex Perrin, ils seront convoqués devant le tribunal correctionnel le 20 janvier.
Contrairement à ce qui avait été indiqué par le ministère de l’intérieur lundi soir, ces neuf personnes ont passé la nuit en garde à vue, selon le magistrat et le ministère. "Ils vont faire l’objet d’une convocation devant le tribunal" correctionnel pour "violation de locaux professionnels", "dégradation, destruction de biens d’utilité publique en réunion" pour avoir découpé un grillage afin de s’introduire dans l’enceinte de la centrale, selon le magistrat.
Cinq d’entre eux seront également poursuivis pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement d’ADN. Les neuf militants devaient passer devant le juge des libertés et de la détention (JLD), le parquet ayant requis leur placement sous contrôle judiciaire, a précisé M. Perrin.
Par ailleurs, selon le porte-parole du ministère de l’intérieur, Pierre-Henry Brandet, deux militants de l’organisation écologiste qui s’étaient introduits à la centrale de Cruas (Ardèche) étaient toujours en garde à vue mardi matin pour "s’être introduits sans autorisation sur un terrain clos intéressant la défense nationale".
Commentaire d’ACDN