COMMUNIQUE
Reçu par George W. Bush le 12 septembre 2006, Nicolas Sarkozy a jugé "arrogante" la position de la France au Conseil de sécurité de l’ONU, lorsque les Etats-Unis voulurent y faire approuver leur future guerre contre l’Irak. Aujourd’hui, il prétend que s’il avait été président en 2003, il aurait agi comme Jacques Chirac. A Washington, le même jour, Nicolas Sarkozy déclarait à propos de l’Iran que « la diplomatie doit être notre arme principale, mais (que) nous devons laisser toutes les options ouvertes » (1). Il faisait allusion à une action militaire, à laquelle il se dit aujourd’hui opposé tout en se prononçant pour des sanctions contre l’Iran, sanctions qui existent déjà. Quand donc faut-il le croire ? Que fera-t-il demain, s’il est élu président ?
Aujourd’hui encore, il nous apprend que sa stratégie nucléaire inclut parmi les "intérêts vitaux" de la France la prévention ou la vengeance d’attentats, l’intervention militaire contre un Etat tenté de se procurer des armes de destruction massive, la protection d’alliés, l’approvisionnement de la France en matières "stratégiques", tous motifs qui pourraient justifier l’emploi de nos armes atomiques - et qu’il n’hésiterait pas à les utiliser s’il le jugeait utile.(2)
Rapprochées de ses actes, de ses méthodes et de son caractère, ces déclarations rendent particulièrement inquiétant l’accès de Nicolas Sarkozy au bouton nucléaire. Pour l’en écarter à temps, les électeurs qui mesurent le danger ne disposent plus que d’un moyen : voter pour Ségolène Royal le 6 mai 2007.
Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN) www.acdn.net
Alliance Humaniste www.pacte-pacifique.fr
Notes.
(1) Cf. http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/09/12/AR2006091201727.html
(2) Cf. ses lettres du 26 mars et du 18 avril sur http://acdn.france.free.fr/spip/article.php3?id_article=291&lang=fr, confirmées par ses déclarations chez JJ Bourdin sur RMC le 19 avril.