ACDN - Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire
logo ACDN banniere ACDNVisiter ACDN
Accueil-Home ACDN Contact ACDN Consulter le plan du site - SiteMap Other Version
vous etes ici Accueil > Actualités > Articles d’actualité > Vote du Sénat des Etats-Unis : une victoire à la Pyrrhus ?
Qui sommes-nous ?

Comment nous aider
Diffuser l’information
Faire un don

Actualités
Les lettres d’ACDN
Communiqués
Autres sources
Articles d’actualité
Elections 2017

Actions
2e RID-NBC
3e RID-NBC (9-11 mai 2008)
Campagne "Ultime Atome !"
Grève de la faim pour un référendum
Pour un Monde Vivable

Dossiers
Big Brother

Pétitions

Correspondance
France
International

Médias

Albums

Varia
Liens
Quiz

Elections
Elections 2007
Elections 2012

Vidéos

Vote du Sénat des Etats-Unis : une victoire à la Pyrrhus ?


Publié le 22 décembre 2010

Le Sénat des Etats-Unis d’Amérique vient d’approuver le nouveau traité START russo-américain de réduction des armes nucléaires stratégiques. Le traité avait été signé à Prague le 9 avril 2010 par les présidents Obama et Medvedev. Il prend la suite de l’ancien traité START arrivé à échéance en décembre 2009.

C’est une indéniable victoire domestique et internationale pour Barack Obama. Il est moins sûr que c’en soit une pour la cause de l’abolition des armes nucléaires.


71 sénateurs sur 100 ont voté pour ; 67 était le nombre minimal requis (majorité qualifiée des deux-tiers). Après le ralliement de dernière minute de 2 abstentionnistes démocrates et de 2 opposants républicains, les 56 sénateurs démocrates sans exception ont voté pour, ainsi que 2 sénateurs indépendants ; 13 républicains ont voté pour, 26 contre et 3 se sont abstenus.

Pour avoir quelque chance d’être ratifié par les deux Parties -il doit encore l’être par la Douma russe-, le traité devait être approuvé par le Sénat des Etats-Unis au plus tard le 31 décembre 2010, c’est-à-dire avant l’entrée en fonctions, le 1er janvier 2011, du nouveau Congrès élu en novembre dernier. Le président Obama est intervenu personnellement et publiquement dans les jours précédant ce vote, lançant un appel solennel aux sénateurs en faveur de la ratification.

Ce vote favorise la poursuite des efforts de rapprochement diplomatique et du partenariat stratégique entre les Etats-Unis et la Russie.

Mais pour obtenir ce résultat, l’administration Obama a dû donner de nombreux gages aux partisans des armes nucléaires et au complexe nucléaire. Pour la modernisation des installations nucléaires US -qui permettra la fabrication de nouvelles têtes nucléaires si la décision en était prise-, la National Nuclear Security Agency s’est vu proposer par la Maison Blanche un budget en augmentation de près de 10 % pour 2011, et pour la période 2011-2020 la somme sans précédent de 80 milliards de dollars, auxquels l’administration Obama a encore ajouté 5 milliards de dollars dans les derniers jours précédant le vote du Sénat. Ceci indépendamment des 100 milliards de dollars qui seront alloués dans le même temps au développement d’un "bouclier antimissiles".

Au final, partisans et adversaires de l’abolition des armes nucléaires crient simultanément victoire, les seconds avec davantage de raisons sonnantes et trébuchantes et avec des arguments d’un remarquable cynisme.

Ainsi, après avoir reçu avec trois autres sénateurs (dont deux démocrates) une lettre personnelle de Barack Obama, le sénateur républicain du Tennessee Lamar Alexander a pu déclarer : d’après le traité, "nous pourrons déployer 1550 armes nucléaires stratégiques, dont chacune est jusqu’à 30 fois plus puissante que celle d’Hiroshima qui a mis fin à la deuxième guerre mondiale". Qui plus est, "nous obtiendrons des informations pertinentes, notamment grâce à des opérations d’inspection qui devraient nous fournir sur les activités russes un trésor de renseignements dont nous avons été privés depuis que le traité START a expiré le 9 décembre 2009". En outre, "le président s’est engagé sur un plan décennal de 85 milliards de dollars pour garantir que ces armes fonctionneront", "nos responsables militaires disent que ce plan n’interfère en rien avec le développement de notre système de défense antimissiles", et "rien dans le traité n’interdit un tel développement".

Bref, si "les Américains sont plus sûrs et mieux protégés avec le traité que sans lui" selon le sénateur Alexander, il est vrai aussi que le complexe nucléaire et militaro-industriel américain ne s’est jamais aussi bien porté, et qu’il a de beaux jours devant lui. Son homologue russe pourrait bien faire le même raisonnement et soutenir un vote similaire de la Douma.

ACDN, le 22 décembre 2010


L'argent est le nerf de la paix ! ACDN vous remercie de lui faire un DON

Autres versions
print Version à imprimer
pdfVersion PDF


Partager via les réseaux sociaux

Dans la même rubrique

La tension monte en Mer Noire, où la France a envoyé trois navires de guerre
Saintes se mobilise contre le vandalisme
Etats généraux pour un monde vivable
La France, le peuple et la bombe atomique
Saintes, ville abolitionniste, va jeûner à partir du 6 août
Charlie s’inquiète : Hollande, Cameron et Netanyahou défilent pour lui. Mais où sont passées les valises atomiques ?
“La punition collective de Gaza par Israël est contraire au droit international et devrait cesser immédiatement »
Déclaration fondatrice du Réseau MN3
"Energies équitables" revient de Martinique
Eva Joly aux EGMV : "La France doit sortir du nucléaire civil et prendre le leadership du désarmement nucléaire."

visites :  905075

Accueil | Contact | Plan du site | Admin |

Site réalisé avec SPIP
design et fonction Easter-Eggs