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La Russie officielle célèbre 60 ans de nucléaire militaire et civil.
Ou l’art de faire passer des vessies pour des lanternes


Publié le 1er octobre 2005

Le 60e anniversaire de la branche nucléaire russe

par Tatiana Sinitsyna, commentatrice de RIA
Novosti.

MOSCOU, 28 septembre 2005 - Agence Novosti.

L’histoire de la branche nucléaire russe est une longue
succession de pages brillantes et tragiques.

Par exemple, l’accident de Tchernobyl, en avril 1986, à l’époque de
l’URSS. D’aucuns croyaient que du coup terrible porté à l’époque au
prestige de la branche, celle-ci ne s’en remettrait jamais. Mais la
Russie a pu surmonter ce qu’on appelle le syndrome de Tchernobyl et
trouver la force de se mettre sur les rails de la voie du
développement pragmatique de l’énergie nucléaire.

En 2003, le gouvernement fédéral a fait une déclaration qui insistait
sur la nécessité du développement régulier de l’énergie nucléaire en
tant que facteur de stabilité et de prévention de crises
énergétiques. "Reconnaissons-le : il n’y a pour l’instant aucune
alternative, ni économique ni écologique, au nucléaire civil", estime
l’académicien Alexandre Roumiantsev, directeur de l’Agence fédérale
pour l’Energie atomique.

Les 10 centrales nucléaires russes produisent jusqu’à 150 milliards
de kWh d’électricité par an. Leur part dans la production globale
d’électricité - 16% seulement - semble plutôt modeste. Le reste de
l’énergie électrique est fourni par des centrales hydrauliques et
thermiques, mais leurs ressources, notamment techniques, semblent
limitées. La stratégie énergétique russe mise sur 230 milliards de
kWh d’origine nucléaire d’ici à 2020. Avant cette échéance, la
branche devra donc de se doter d’une dizaine de sites supplémentaires
au moins.

Le pays a commencé à réaliser son projet nucléaire pendant la Seconde
guerre mondiale, en 1942, lorsque les divisions allemandes fonçaient
sur Stalingrad. Mais le 6 et le 9 août 1945 ont rendu ce projet
prioritaire : les Américains, à la fin de la guerre, ont largué leurs
premières bombes atomiques sur les villes japonaises de Hiroshima et
de Nagasaki. Au lendemain de cet événement, le Comité d’Etat à la
Défense de l’URSS a institué une administration secrète chargée des
affaires nucléaires, dite la Première Direction Principale. Au début,
son objectif consistait à mettre au point les armes nucléaires
soviétiques. Mais les conceptions militaires s’accompagnaient en
règle générale de conceptions civiles. La première bombe atomique
soviétique a été testée en 1949, mais la première centrale nucléaire
a été ouverte à Obninsk (au sud-ouest de Moscou) en 1954. Trois ans
après, c’était le tour des sous-marins nucléaires et du premier brise-
glace atomique.

Aujourd’hui, l’administration chargée des affaires nucléaires
s’appelle Agence fédérale pour l’énergie atomique (Rosatom). Elle
regroupe une centaine de grosses entreprises situées aux quatre coins
du pays qui emploient 335 000 personnes. Ce puissant complexe
militaro-nucléaire et énergétique assure la prospection géologique,
la production d’uranium et de matériaux nucléaires spéciaux, leur
transformation et leur enrichissement, et la fabrication de
combustible à base d’uranium enrichi.

La branche nucléaire organise aussi les chantiers des centrales
nucléaires, l’approvisionnement de leurs réacteurs en combustible et
le retrait de ce dernier des piles, ainsi que l’enterrement des
déchets radioactifs. Ces activités sont "coiffées" par un potentiel
intellectuel de tout premier plan : 305 membres et membres
correspondants de l’Académie des sciences, des milliers de docteurs
ès sciences.

Rosatom réalise un vaste programme d’exportation qui est lié avant
tout à la construction de sites nucléaires à l’étranger. Les
réacteurs nucléaires modernes VVER 1000 (modérés et refroidis par
eau) sont actuellement installés en Inde, en Chine, en Iran. Autres
axes d’exportation : les fournitures de combustible aux centrales
nucléaires situées en Europe de l’Ouest et de l’Est, dans certains
pays de la CEI, et les services d’enrichissement de l’uranium.

Dans le contexte de l’économie de marché, Rosatom, organisme public,
est un partenaire privilégié du secteur privé. Par exemple, il achète
des équipements lourds pour les centrales - turbo-génératrices,
turbines, - au consortium privé Power Machines (Saint-Pétersbourg).
Rosatom regroupe deux entreprises par actions (les 100% d’actions y
appartiennent à l’Etat) : TVEL, producteur de cartouches pour les
centrales, et Techsnabexport, centrale exportant une partie des
produits de la branche.

"Comment avancer vers le marché : voilà une question difficile pour
nous, avoue le directeur de Rosatom. - Conformément à la Loi sur
l’énergie atomique, l’ensemble des matériaux et des installations
nucléaires sont propriété fédérale". Mais Roumiantsev n’hésite pas et
préfère l’actionnariat aux entreprises unitaires.

La réalisation de programmes de reconversion civile, qui sont
annuellement financés à hauteur de 140 millions de dollars (50% de
ces ressources proviennent du budget, 50% sont accordées par la
communauté internationale) constitue un axe d’activité parmi les plus
importants de Rosatom. Alexandre Roumiantsev dit que jusqu’à 20
submersibles nucléaires réformés dans les Flottes du Nord et du
Pacifique sont actuellement démantelés. Rosatom coordonne ces
activités et assume la responsabilité entière pour le déchargement,
le transport et le traitement radiochimique du combustible. Sur les
195 sous-marins russes réformés, 121 ont été démantelés au milieu de
l’année en cours.

"Principal acquis de la branche : l’arme atomique russe assure la
parité nucléaire et garantit la paix sur Terre depuis 60 ans",
souligne l’académicien Roumiantsev.

Note d’ACDN : "Principal acquis de la branche : l’arme atomique russe assure la
parité nucléaire et garantit la paix sur Terre depuis 60 ans" : cette dernière assertion est encore plus osée que toutes les autres. Les quelque vingt millions
de morts que les guerres ont faits depuis 1945 un peu partout sur terre,
notamment en Afghanistan et en Tchétchénie, ne seraient pas forcément de cet
avis s’ils pouvaient encore en donner un. Ni les morts de Berlin-Est (1953), de Budapest (1956), de Prague (1968) ou ceux du Goulag. Et à ces victimes il faudrait
ajouter celles que la "branche nucléaire russe" -entre autres "branches
nucléaires" tant civiles que militaires- a faites en écrivant de nombreuses "pages tragiques", dont
celle de Tchernobyl n’est que la plus connue. Mais qu’importe, il y a de l’argent à faire et du pouvoir à préserver : "Hardi les gars, on continue !"


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