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Déchets nucléaires : les antinucléaires ralentissent le train d’enfer

Publié le 7 novembre 2010

Les organisations antinucléaires ont mobilisé des dizaines de milliers de personnes ce week-end pour retarder le passage du train transportant 123 tonnes de déchets retraités en France, vers la mine de Gorleben en Basse-Saxe.

Sur plusieurs kilomètres de voie, des milliers de manifestants ont fait face toute l’après-midi à d’importantes forces de police, dont plusieurs unités à cheval. Plus de 16 000 policiers allemands étaient déployés pour protéger ce 12e transport de conteneurs "Castors", auxquels s’opposent à chaque fois les écologistes. Depuis le départ de France vendredi, les militants des deux pays ont multiplié les opérations pour retarder le convoi, s’enchaînant et s’asseyant sur les rails, ou se laissant descendre en rappel depuis un pont au-dessus des voies.

Le train s’approchait à la tombée de la nuit de la gare de Dannenberg, où les conteneurs de déchets doivent être transbordés sur des camions pour la vingtaine de kilomètres restant jusqu’à Gorleben. Les antinucléaires comptaient poursuivre leurs actions de harcèlement jusqu’à l’arrivée à Gorleben où des déchets nucléaires sont stockés dans une mine, sous un dôme de sel, depuis 1995. Les écologistes considèrent comme dangereux ce site où des fuites radioactives ont été signalées.

Le mouvement antinucléaire redouble de vigueur en Allemagne depuis que la chancelière Angela Merkel a décidé cette année de prolonger la durée de vie des centrales, que son prédécesseur, le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder (1998-2005), avait décidé de fermer en 2020. Samedi, une vaste manifestation a réuni à Dannenberg jusqu’à 50 000 personnes, selon les organisateurs, au moins 20 000 selon la police.

Traumatisée par la catastrophe de Tchernobyl en 1986 en Ukraine, la population allemande est majoritairement opposée à l’énergie nucléaire.

Lors de son passage à Caen, le train avait été bloqué 3 heures dans l’après-midi du 5 novembre par des militants du GANVA (Groupe d’actions non violentes antinucléaires).

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