Par Claude-Marie Vadrot - Politis, 14 octobre 2011. Sept mois après l’explosion de la centrale nucléaire de Fukushima, le flou persiste autour des conséquences de la catastrophe. En France, l’indifférence est de rigueur. Le point sur la situation. Le vieil adage « Pas de nouvelles, bonnes nouvelles » ne s’applique évidemment pas à l’accident de Fukushima. La rareté des informations disponibles, dans la presse française plus que dans la presse allemande, espagnole ou anglaise, ne signifie pas que les Japonais soient tirés d’affaire. Mais dans un pays où les candidats socialistes au pouvoir ne savent pas si et quand la France doit sortir du nucléaire, dans un pays où le parti majoritaire s’agrippe à son choix énergétique, les médias partent souvent du principe, à l’exception du Monde, de Libération et de Courrier International, que les Français ne s’intéressent plus à la catastrophe japonaise à partir du moment où ils ne risquent pas d’en subir directement les retombées.