La libre Belgique, le 24/02/2011 (AFP) La ministre danoise du Climat et de l’Energie, Lykke Friis, a présenté jeudi un projet devant mener en 2050 à une "déclaration d’indépendance" du Danemark vis à vis des énergies fossiles, en misant fortement sur les énergies renouvelables, notamment éolienne. "Le Danemark est le premier pays au monde à présenter une stratégie aussi concrète et ambitieuse pour se débarrasser des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon)", a-t-elle déclaré lors d’une présentation à la presse du projet du gouvernement libéral-conservateur. Ce plan "Stratégie de l’énergie 2050" est destiné également à "réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre et à protéger l’environnement", selon le gouvernement, qui va engager des négociations à ce sujet avec les partis du Parlement en vue de son adoption. "C’est une déclaration d’indépendance vis-à-vis des énergies fossiles" au bénéfice de l’énergie éolienne, de la biomasse et du biogaz afin d’être à 100% indépendants des énergies polluantes en 2050, selon la ministre. Le plan contient une série d’initiatives qui visent à réduire de 33% l’utilisation des énergies fossiles dans le secteur de l’énergie en 2020 par rapport au niveau de 2009. Le Danemark mise en priorité sur l’extension du secteur éolien à la fois sur terre et en mer, qui permettrait de doubler sa production, afin de couvrir 42% de la consommation électrique en 2020 contre environ 20% actuellement. Plus de 60% de la consommation électrique en 2020 seront assurés par les énergies renouvelables, selon ce plan. Le gouvernement veut aussi interdire en 2012 l’installation de systèmes de chauffage alimentés au pétrole et au gaz naturel dans les nouveaux bâtiments. D’un coût de 3,6 milliards de couronnes (483 millions d’euros), le plan est entièrement financé par de nouvelles taxes vertes à la fois pour les particuliers et les entreprises. Les investissements massifs dans les énergies durables entraîneront des surcoûts pour les entreprises et des taxes supplémentaires de 900 couronnes (121 euros) par an pour les ménages. La Fédération des industries danoises a mis en garde, cependant, contre cette nouvelle stratégie verte qui risque de saper, par ses taxes, la compétitivité des entreprises.