BRASILIA (Brésil), 2 sept 2009 (AFP) - Une commission du Sénat brésilien a autorisé le gouvernement à faire un emprunt de 6,1 milliards d’euros auprès de six banques européennes pour financer l’achat d’hélicoptères et la construction de sous-marins français afin de moderniser les forces armées brésiliennes. "Le feu vert a été donné lundi, à l’unanimité des membres de la commission, mais il doit encore être ratifié en séance plénière" au cours des prochains jours, a déclaré mardi à l’AFP un porte-parole de la Commission des Affaires économiques du sénat (CAE). Les emprunts seront contractés auprès de six banques européennes : BNP Paribas, Société générale, Santander, Calyon, Crédit industriel et commercial, Natixis. Le gouvernement brésilien aura 15 ans pour rembourser. En décembre dernier, pendant la visite au Brésil du président français Nicolas Sarkozy, un protocole d’accord entre les deux pays avait été signé dans le cadre d’un partenariat stratégique de défense. Il stipulait l’achat de 50 hélicoptères de transport français EC-725 et la construction de quatre sous-marins conventionnels d’attaque Scorpène et d’un cinquième à propulsion nucléaire en coopération avec la France. Le Brésil fabriquera seul le moteur nucléaire dont il maîtrise déjà la technologie. Ces accords seront formalisés au cours de la visite du président Sarkozy à Brasilia, le 7 septembre. La plus grande partie des ressources (4,32 milliards d’euros) seront destinées à la fabrication des sous-marins au Brésil et le reste (1,76 milliard d’euros) aux hélicoptères qui seront également produits au Brésil par la société Helibras, détenue à hauteur de 45% par Eurocopter, filiale d’EADS, le géant européen de défense et d’aéronautique. Il s’agit du plus grand contrat d’hélicoptères jamais signé en Amérique du Sud, selon Eurocopter. Il est prévu la construction d’un chantier naval dans la baie de Sepetiba, à Rio de Janeiro, pour la fabrication des sous-marins. La France, avec le Rafale de Dassault, est aussi en lice pour fournir 36 avions de chasse multi-rôle au Brésil, face au F/18 de Boeing (Etats-Unis) et au Gripen de Saab (Suède). (Nous soulignons certains passages.)