ACDN - Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire
logo ACDN banniere ACDNVisiter ACDN
Accueil-Home ACDN Contact ACDN Consulter le plan du site - SiteMap Other Version
vous etes ici Accueil > Actualités > Les lettres d’ACDN > L’ONU doit proclamer le droit des peuples àla survie
Qui sommes-nous ?

Comment nous aider
Diffuser l’information
Faire un don

Actualités
Les lettres d’ACDN
Communiqués
Autres sources
Articles d’actualité
Elections 2017

Actions
2e RID-NBC
3e RID-NBC (9-11 mai 2008)
Campagne "Ultime Atome !"
Grève de la faim pour un référendum
Pour un Monde Vivable

Dossiers
Big Brother

Pétitions

Correspondance
France
International

Médias

Albums

Varia
Liens
Quiz

Elections
Elections 2007
Elections 2012

Vidéos

Désarmement nucléaire multilatéral
L’ONU doit proclamer le droit des peuples àla survie
Lettre d’ACDN au Groupe de travail de l’ONU àGenève


Publié le 27 février 2016

S.E. M. l’Ambassadeur Thani Thongphakdi
Président du Groupe de travail de l’ONU àcomposition non-limitée (UN-OEWG)
Sur le désarmement nucléaire multilatéral
Genève

Saintes, le 25 février 2016

Monsieur le Président,
Excellence,

Au nom de l’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire (ACDN), permettez-moi tout d’abord de vous féliciter pour votre nomination àla présidence de ce groupe de travail.

(...) Notre association regrette et vous prie d’excuser son absence àla présente session du groupe de travail que vous présidez, mais espère pouvoir participer aux prochaines sessions. Nous souhaitons dès àprésent contribuer àla réflexion collective en vous soumettant les suggestions qui suivent.

Indépendamment du processus diplomatique àmettre en oeuvre pour parvenir àun traité d’interdiction et d’élimination complète des armes nucléaires, nous aimerions suggérer àl’honorable assemblée de Genève d’examiner, et àvous-même, Monsieur le Président, de mettre en discussion, soit au cours de la présente session, soit au cours de la suivante, un droit fondamental de l’humanité qui n’a encore jamais été clairement énoncé, en vue de sa proclamation éventuelle par la prochaine Assemblée générale de l’ONU : le droit àla survie, et son corollaire : le droit des peuples àdisposer de leur survie.

En effet, les armes nucléaires ne sont pas seulement des « armes de destruction massive  », mais des armes de massacres, des armes de crimes contre l’humanité, et leur menace ne porte pas seulement sur les vies individuelles de leurs victimes potentielles, qui se compteraient par milliers, elle porte sur l’existence même de populations entières, sur la survie des peuples et la survie de l’humanité elle-même.

Moralement et politiquement, le fait que ce pouvoir d’anéantissement soit concentré entre les mains d’une dizaine de chefs d’Etats nucléaires qui peuvent décider d’en user àtout moment, sans procès ni appel, est un scandale absolu. C’est aussi ce qui explique cette incroyable résistance des armes nucléaires àtoutes les tentatives de les éliminer depuis 70 ans : les peuples des Etats dotés de ces armes n’ont jamais été consultés àleur propos, pas plus que les peuples des Etats non dotés. A aucun moment il ne leur a été donné le droit et l’occasion de refuser ces armes monstrueuses, alors qu’ils sont tenus de les financer et qu’elles mettent en jeu leur propre survie aussi bien que celle des autres peuples !

Affirmer le droit de l’humanité et de tous les peuples àleur survie, ce serait donc :
1°) Expliciter un droit encore inédit dans la Charte des Nations Unies : le droit de survie.
2°) Ouvrir le champ d’un combat pour l’abolition de cette peine de mort collective que constituent les armes nucléaires, àl’instar de celui pour l’abolition de la peine de mort individuelle.
3°) Priver de toute légitimité le pouvoir exorbitant et tyrannique des chefs d’Etats nucléaires d’exécuter leurs congénères, et permettre aux peuples de s’emparer de la question pour imposer l’interdiction et l’élimination des armes nucléaires ou, en un mot, leur abolition.

Chaque citoyen, chaque peuple de la planète doit savoir qu’il dispose d’un droit suprême, totalement légitime, qui est aussi un devoir : celui de refuser l’arme nucléaire. Chaque citoyen, chaque peuple doit pouvoir exiger et exercer ainsi son droit de survie.

Parmi les moyens politiques d’exprimer cette volonté, certains peuples disposent d’une forme particulière de démocratie directe : le référendum. Encore faut-il qu’ils réclament de l’exercer. Pour sa part, l’Action des Citoyens pour le Désarmement Nucléaire revendique depuis vingt ans - depuis sa création - un référendum sur la participation de la France àl’abolition des armes nucléaires.

La Constitution de la Ve République française permet en effet le recours au référendum, mais pendant des décennies elle en a réservé l’initiative au président de la République et au gouvernement, qui ont toujours pris soin de ne pas consulter le peuple français sur ce sujet.

La réforme constitutionnelle de 2008 a créé une seconde possibilité : celle du référendum « d’initiative partagée  », c’est-à-dire parlementaire et citoyenne. Un cinquième des parlementaires (députés et sénateurs) doit déposer une proposition de loi référendaire qui doit ensuite recueillir le soutien d’un dixième des électeurs inscrits.

C’est cette voie que des députés français sollicités par ACDN ont décidé, en janvier 2016, d’emprunter. Ils ont constitué un groupe et s’apprêtent àsoumettre àleurs collègues députés et sénateurs une proposition de loi visant àorganiser un référendum sur la question suivante :

« Voulez-vous que la France négocie et ratifie avec l’ensemble des Etats concernés un traité d’interdiction et d’élimination complète des armes nucléaires, sous un contrôle mutuel et international strict et efficace ?  »

D’après un sondage de l’IFOP (Institut Français d’Opinion Publique) effectué en octobre 2015 àla demande d’ACDN, trois Français sur quatre veulent être consultés par référendum sur cette question et sont prêts àsoutenir une proposition de loi qui l’organiserait. Trois sur quatre, également, répondraient OUI àla question posée.

Ainsi, l’espoir de voir la planète enfin débarrassée des armes nucléaires peut se concrétiser si les peuples s’emparent de la question. Ils le feront d’autant plus volontiers que ce droit leur sera reconnu officiellement et internationalement, et que, partout où les institutions le permettront, la parole leur sera donnée sur cette question vitale, par référendum ou par quelque autre moyen que ce soit.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre respectueuse considération.

Pour ACDN
Jean-Marie Matagne, Président


L'argent est le nerf de la paix ! ACDN vous remercie de lui faire un DON

Autres versions
print Version à imprimer
pdfVersion PDF


Partager via les réseaux sociaux

Dans la même rubrique

Quelles mesures de protection contre les menaces nucléaires ?
Honte àvous, Mesdames les ministres...
Lettre au Président Macron, àpropos du Forum de Paris sur la Paix et du désarmement
Le maire d’Hiroshima àBruxelles
Fukushima-sur-Gironde : Comment mOximiser les profits d’EDF et les risques pour la population
Lyon, capitale de la douleur
Il faut cesser de bâillonner le mouvement antinucléaire
La bombe brésilienne
Nos vœux pour 2009
Lettre d’ACDN au Président Obama

visites :  904734

Accueil | Contact | Plan du site | Admin |

Site réalisé avec SPIP
design et fonction Easter-Eggs